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28 mars 2010

Le préservatif

Le préservatif

Présentation :
Cette article  explique l’utilisation du préservatif masculin (également appelé « condom » ou « capote »). Elle a pour but de vous aider à utiliser des préservatifs correctement, sans difficulté et vous protéger efficacement contre les Maladies Sexuellement Transmissibles (MST).
Histoire de préservatif
L’usage du préservatif remonte à plusieurs millénaires.
Une statuette égyptienne vieille de 6.000 ans montre déjà un Égyptien muni d’un « étui » anti-contraceptif.
*1350-1200 avant jésus christ
Au cours de la XIX dynastie (1350 – 1200 avant notre ère) le « préservatif » en lin était destiné à se protéger des maladies. Le « Deutsche Gesellschaft für Urologie » de 1911 montre une illustration d’un « fourreau Égyptien non contraceptif », utilisé par les chefs de tribu en tant que protection contre les infections, blessures et morsures d’insectes. Des fresques ornant différents tombeaux du temple de Karnac, bâti au cours de la 19ème dynastie, représentent un homme dont l’extrémité du sexe est recouverte d’un petit capuchon. Le sexe de certaines momies, toujours en Égypte, était enfermé dans de solides pochons leur assurant protection au royaume des morts. Il ne s’agissait sans doute pas là de préservatifs mais plutôt d’étuis protecteurs comme en utilisent encore les hommes de certaines tribus primitives pour se garantir des branches épineuses ou d’éventuelles piqûres d’insectes
100-200 de notre ére:
La première évidence de l’utilisation du « préservatif « en Europe remonte vers 100-200 de notre ère, sur des peintures pariétales à Combarelles (Dordogne) en France. Un dessin montrerait un homme et une femme faisant l’amour, et où le pénis de l’homme serait « protégé ».
Xème siècle de notre ère
L’existence du préservatif se précise autour du Xème siècle de notre ère en Asie. Les Chinois optent pour le papier de soie huilée et les Japonais connaissent sous le nom de Kabuta-gata, des accessoires fabriqués en écailles de tortues ou en cuir que l’on rangeait dans des « boîtes joyeuses ». Ces préservatifs pouvaient, grâce à leur rigidité, servir tout aussi bien de godemichés
Gabriel Fallope
C’est l’anatomiste et chirurgien italien Gabriel Fallopio (ou Gabriel Fallopius), plus connu sous le nom de Gabriel Fallope, né à Modène en 1523, qui est l’inventeur du « fourreau d’étoffe légère, fait sur mesure, pour protéger des maladies vénériennes ». Il a aussi conduit des essais sur 1.100 hommes utilisant le préservatif, aucun de ces hommes de Naples n’ayant été infecté par la « carie française » ou syphilis. Jusqu’à sa mort en 1562, ce chirurgien élève de Vesale, occupa à Padoue la chaire d’anatomie et de chirurgie; il fut surnommé l’Esculape de son siècle et fut appelé à soigner Jules II et François 1er. En 1564, la première publication connue concernant la description d’essais d’utilisation de préservatifs prophylactique est publiée sous le nom de « De morbo gallico ». Gabriel Fallopius, meurt deux ans avant la publication de so texte.
« De morbo gallico », dans le chapitre consacré à la « préservation contre la carie française » (la syphilis), mentionne à propos de cette invention : « Demum cum coiverit ponat supra glandem et recurrat præputium », phrase que l’on traduit souvent par « Seulement lorsqu’il aura des rapports, qu’il le place sur le gland et fasse revenir le prépuce ».
Mais de nombreux latinistes ont fait remarquer que « coiverit », futur antérieur, ne saurait se traduire que par « aura eu des rapports », et voilà donc notre premier préservatif devenu une simple compresse hygiénique, à utiliser « après coup », comme le futur pro-kit américain.
Quoi qu’il en soit, cette invention baptisée « gant de Vénus » par Shakespeare, peu fiable tant dans son étanchéité que dans son maintien,fut,semble-t-il, rapidement abandonnée et un certain Ranchin, au début du 17ème siècle, préfère donner ces conseils pleins de bon sens :
« Mieux vaut que l’on ne séjourne pas trop longtemps avec une femme gastée et que l’on soit diligent à laver et sécher le membre, car si l’on s’y endort longuement, il n’y a plus de remèdes. Enfin, le membre doit être droit et non pas mol et flasque, pour ce que, autrement, il boit l’infection comme une éponge et tout devient inutile ».
XVIIème Siècle, vers 1660.
Une des théories la plus répandue est celle qui dit que l’origine du mot préservatif serait son inventeur Monsieur Condom ou Conton, qui travaillait à la cour du Roi Charles II. Certains prétendent qu’il était médecin, d’autres colonel et que Charles II était tellement ravi de cette invention qu’il le fit Chevalier. Quoique cette histoire soit très drôle, on y attache en général peu de crédibilité. En France, c’est un roi de France (Louis XIV) qui les utilise dès le XVIIème siècle, malgré une loi qui rend passible de prison le fait de posséder ou de vendre des préservatifs. Une autre théorie dit que le nom est dérivé du mot latin « condus », qui veut dire « respect ». Ce préservatif, toujours constitué d’un boyau animal, n’est ni confortable, ni très sûr, ce qui fait dire à la Marquise de Sévigné, s’adressant à sa fille la Comtesse de Grignan : « c’est une cuirasse contre le plaisir, une toile d’araignée contre le danger «, aphorisme également attribué, un siècle plus tard, dans certains ouvrages, à la baronne de Staël, fille de Necker.
XIX siècle
Conçu à partir d’un intestin animal, ce préservatif français d’environ 20 centimètres et datant du début XIX siècle possède un galon de soie lui permettant d’être maintenu sur le sexe. Mais ce qui en fait une pièce historique à part entière demeure la scénette présente sur le préservatif : une religieuse désignant d’un doigt assuré, parmi trois ecclésiastiques en érection, son futur amant, annonce : « Voilà mon choix ! »
En membrane animale, les préservatifs pouvaient être réparables. Le texte suivant, datant de 1808, en est la preuve. « Si la membrane travaillée a été légèrement perforée, alors on bouche les trous en collant des lambeaux membraneux dessus et de pareils condoms sont souvent vendus sans garanties. On s’aperçoit de ces reprises à l’éclat particulier de la colle lorsqu’on examine la membrane du côté des retouches à l’intérieur de la capote. L’humidité détache souvent pendant le coït, les pièces collées sur les trous et la membrane même la mieux raccommodée peut alors se déchirer complètement au moment où sont intégrité importe le plus «.

Personne n’avait songé à discuter l’étymologie du substantif « Condom » lorsqu’en 1817, le médecin allemand Francois Xavier Swediaur, né en Autriche en 1748, affirma que ce nom de Condom était celui de l’inventeur de l’ustensile, le docteur Condom, médecin anglais du XVIIIème siècle. Ce Docteur Swediaur était célèbre; il était installé à Paris depuis les premiers jours de la Révolution, après avoir travaillé à Londres et publié de nombreux ouvrages en latin, en anglais et en français. Lié avec Danton, il se fit naturaliser français. Spécialiste des maladies vénériennes, son œuvre principale publiée en 1798 est un « Traité complet des maladies syphilitiques ».
Voici un extrait de son texte :
« Condom : nom d’un Anglais, inventeur de ces petits sacs destinés à préserver contre les suites d’un coït impur et qui ont gardé le nom (…).
C’est un nommé Condom qui a inventé les fameuses enveloppes ou gants, connus aujourd’hui en Angleterre par un usage très répandu sous le nom de condoms et à Paris sous celui de redingotes anglaises.
Ces petits sacs, qui réunissent à l’avantage de garantir parfaitement bien la partie celui de n’avoir aucune suture, se font avec de l’intestin cæcum des agneaux, lavé, séché et ensuite rendu souple en le frottant avec les mains, avec du son et un peu d’huile d’amandes.
Une telle découverte qui, par son utilité, mériterait à son auteur toute la reconnaissance des hommes éclairés, n’a fait que le déshonorer dans l’opinion publique, il a même été obligé de changer de nom … »
Il n’était pas question de refuser la version d’un aussi éminent spécialiste et l’histoire du Docteur condom fut adoptée par les encyclopédistes et auteurs de Dictionnaires : Pierre Larousse, Louis-Nicolas Bescherelle, Emile Littré … On sait aujourd’hui que ce docteur Condom n’a jamais existé ailleurs que dans l’esprit inventif de Swediaur.

Une autre version de l’origine étymologique du condom affirme que cette invention serait le fait des bouchers des abattoirs de la ville de Condom, au cœur du Gers (traversée par la rivière Baïse) qui eurent l’idée, grâce à des morceaux d’intestins d’animaux, de se prémunir contre les maladies vénériennes. Si les abattoirs, et donc les bouchers, étaient particulièrement nombreux dans la région, rien ne permet d’affirmer que ces derniers soient responsables de la découverte du mot ou de l’objet qui s’y rattache.

Le nom condom donné à ses fourreaux serait, en fait, la simple transcription du nom condum, choisi par les Anglais et provenant du verbe latin condere, qui signifie cacher, protéger.

En 1827, au Japon, le préservatif était connu en tant que Kawagata, ou Kyotai et était fabriqué en cuir. A côté de cela les Japonais utilisaient aussi des préservatifs en écaille de tortue ou en corne. Les noms de « Condom » et « Redingote anglaise » furent dans le langage courant remplacés par « Capote anglaise «, encore employée de nos jours. On le rencontre dès le Second Empire dans le premier vers de l’une des poésies de Théophile Gautier, publiées clandestinement à Bruxelles en 1864, sous le titre de « Parnasse satyrique du XIXème siècle ».
L’inusable.    Charles Goodyear & Thomas Hancock en couverture du livre de Charles Slack.
Le préservatif de caoutchouc est né lui après l’invention de la vulcanisation par Goodyear en 1839.
En 1843-1844, Goodyear et Hancock commence la production en masse de préservatifs fait à base de caoutchouc vulcanisé. La vulcanisation est un procédé qui rend le caoutchouc brut en produit élastique très résistant. Les préservatifs en caoutchouc du début du siècle étaient lavables et réutilisables. « … si l’on veut se servir d’un préservatif en caoutchouc à plusieurs reprises, il faut d’abord le choisir plus grand à cause de son rétrécissement et le laver dans une solution de sublimé et l’essuyer à chaque fois que l’on s’en est servi. Après une insufflation d’air pour s’assurer de son intégrité et de sa résistance et pour enlever les plis, on saupoudre le condom à l’aide de lyocopode acheté à la pharmacie ou de talc que l’on se procure chez le marchand de couleur, et après avoir tourné et retourné le condom dans cette poudre, on l’enroule sur deux doigts pour le conserver à l’abri de la lumière, de la chaleur et du froid excessifs. Il faut également préserver le caoutchouc du contact avec les corps gras (huiles, graisses, vaseline, paraffine), l’acide phénique, etc., qui le dissoudraient … « (Lip Tay, ouvrage de 1908 sur la préservation sexuelle).
Un certain Mac Intosh, britannique de son état et spécialisé dans la confection d’imperméables, se met à fabriquer industriellement en 1870 des capotes en caoutchouc appelées « feuilles anglaises ». Devant l’ampleur du succès, 80 ouvriers de l’usine s’affairent à confectionner, l’été, des ballons pour enfants et, durant l’hiver, des préservatifs. Un marché porteur, puisque Mac Intosh exporte deux tiers de ses capotes, les meilleures vers la Russie et l’Autriche, et, sans raisons apparentes, les moins faibles vers l’Espagne, le Portugal, l’Italie et la France.
* Premier préservatif en Latex
Vers 1880, le premier préservatif en latex est produit mais il faudrait attendre les années 1930 pour que son utilisation se répande.
Cette « officialisation » de la capote va donner des ailes à de nombreux opportunistes. C’est ainsi qu’apparaissent, en 1883 sur le marché Petticoat lane, en Angleterre, des boîtes de préservatifs arborant le visage de la reine Victoria ou celui du Premier ministre Gladstone. Naissent également, en France cette fois, des réclames pour des « vêtements imperméables à usage intime «, au sein de publications légères, voire grivoises. Ces magazines, aux titres évocateurs, Pour lire à deux, Le magazine de Paris, Le sourire (à ne pas confondre avec une autre revue du même nom, antérieure et humoristique), gardent toujours une colonne libre pour annoncer les nouvelles créations de Excelsior ou de la Librairie de la lune, maisons spécialisées dans l’ « hygiène «, ainsi que la sortie de leurs nouveaux catalogues de vente par correspondance destinés à ceux qui, trop timides, n’osent aller en pharmacie.
En 1887, cette appellation « Capote anglaise » apparaît dans le « Journal des Goncourt » à propos de Victor Hugo : « Léon Daudet, qui m’accompagne et qui a assisté à l’ouverture de la maison de Hugo, disait que les armoires étaient bondées de « Capotes anglaises » d’un format gigantesque … et que c’était gênant de les faire disparaître en la présence de Madame Charles Hugo … ! ».


La richesse et la diversité des produits de ces maisons n’ont rien à envier au catalogue de la célèbre et contemporaine Condomerie d’Amsterdam : préservatifs parfumés, aux formes et textures des plus surprenantes, avec réservoir – c’est une nouveauté en 1901 – ou bien rangés sous le double fond d’une honorable boîte de cigares de la Havane. N’oublions pas que ces préservatifs en « caoutchouc soie sans soudure «, qui portent les noms évocateurs de Crocodiles, Le rival protecteurs ou Le voluptueux, sont lavables !
N’en déplaise à notre sens de l’hygiène ainsi qu’aux fabricants actuels qui ne cessent de clamer que « le préservatif ne sert qu’une seule fois », la capote de la Belle Époque était garantie cinq ans ! On n’ose imaginer le moindre service après-vente pour ce type d’ustensile, ni la moindre réaction de clients contestant un vice de fabrication après trois années de tendre complicité.
Ainsi, après avoir été lavé, séché et talqué, à l’aide du Vérifior, « appareil nickelé, extensible, indispensable pour vérifier, sécher et rouler les préservatifs, 12 francs … », le préservatif attendait … la prochaine fois.
Au début du 20ème siècle existait aussi un préservatif féminin « Le Pratique » qui connu un franc succès. Entre-temps disparu pour renaître en 1992 sous le nom de « Femidon ».
Ces années 1900 voient la naissance des premier « bibis chatouilleurs », « porc-épics » et autres capotes aux extrémités fantaisistes. Aux même moment, deux sénateurs, Béranger et de Lamarzelle, tentent sans succès, d’interdire la fabrication des préservatifs.
Alors que Lettré, dans son Dictionnaire de médecin (1903), attribue toujours le condom à l’imaginaire docteur du même nom, apparaît l’appellation de « préservatif antiseptique » et disparaît l’utilisation du cæcum de mouton. Le latex le remplacera, concurrencé un moment par une tentative déposée le 11 octobre 1910 et qui connut son heure de gloire : le fish-bladder. Il s’agissait d’utiliser, comme préservatif, la poche à air qui permet au poisson de remonter à la surface de l’eau. Unique désagrément, pour lequel d’ailleurs on ne connaît pas d’explication précise, seuls les « fish-bladders » du poisson-chat et de l’esturgeon semblaient pouvoir contenter ceux qui ne souhaitaient pas prendre un risque de paternité. C’est également en ce début de siècle qu’un allemand, Richter, pense avoir trouvé une nouvelle explication au mot condom. Il viendrait, selon ses recherches, du mot perse Kendü (ou Kondü) qui serait un réceptacle, en intestin animal, utilisé par les paysans pour y entasser le blé. Cette proposition, fondée ou non, ne retint guère l’attention.
Publicité pour les préservatifs
en baudruche blanche.
Une deuxième révolution dans la production de produits en caoutchouc, dont le préservatif, est l’utilisation du latex liquide à la place du caoutchouc. Les techniques de production connaissaient également une évolution grâce à l’automatisation. Le premier à utiliser ces techniques était British Latex Products qui s’appellerait plus tard London Rubber Company.
Il est de nouveau interdit dans le cadre de la politique nataliste après la première guerre mondiale. Le 27 janvier 1920 est créé, par décret, un ministère de l’Hygiène, d’Assistance et de Prévoyance sociales avec, à sa tête, Jules-Louis Breton, partisan de la reproduction à outrance et créateur de la médaille de la famille française qui récompense les familles, très, nombreuses. L’Angleterre ne semble pas succomber aux diktats de la politique nataliste et les femmes anglo-saxonnes voient dans le préservatif une aubaine, une nouvelle forme de liberté, celle de choisir ou non sa grossesse. Leur argument est de taille : « Plus de femmes meurent durant leur grossesse que dans les mines. »
Il connaît en revanche un succès croissant aux Etats-Unis : les GI’s en emportent toujours dans leur paquetage. La fabrication des préservatifs n’est pourtant pas admise dans tous les États, la firme Youngs crée, en 1926, la marque « Trojan ». La société gagne la confiance des drugstores, qui, outre-Atlantique, font office de pharmacie, après que les préservatifs eurent été l’exclusivité des bars, billards et bureaux de tabac. « Trojan » devient une telle institution qu’elle est plagiée dès l’année suivante. C’est ainsi qu’une fausse « Trojan – bas de gamme » est mise sur le marché, ce qui amène un certain C. I. Lee à comparaître pour contrefaçon. Ce dernier se défend en prétextant que le nom « Trojan « n’est pas déposé et rappelle, ironiquement, que la fabrication des préservatifs est illégale dans une partie du pays. Prenant C. I. Lee à son propre jeu, le tribunal le déboute, rappelant qu’il n’y a justement pas de loi fédérale interdisant la fabrication de préservatifs et écarte par là même un décret d’interdiction d’Antony Comstock qui prévoyait des peines de prison à qui ferait la promotion du condom. Nous sommes alors en 1929, la crise économique bat son plein, ce qui n’empêche nullement les premiers distributeurs de préservatifs de voir le jour aux Etats-Unis, alors que le pourcentage de caoutchouc peu fiable présent sur le marché avoisine 50 %.
En 1930, la fabrication de latex liquide remplace le caoutchouc crêpe. Aujourd’hui encore, le latex liquide est à la base de la fabrication des préservatifs.
En 1932, une usine de préservatifs DUREX, spécialisée dans la technique relativement nouvelle du latex, est construite à Hackney.
Les fabricants se livrent, jusqu’au début de la Seconde Guerre mondiale, à une « guerre des gangs « sans merci, au goût de délation, racket et insultes en tous genres. Cinq cent millions de préservatifs se vendront toutefois, en 1937, sur l’ensemble du territoire américain. Pendant la Seconde Guerre mondiale, le caoutchouc venant à manquer, « Youngs » investira 250 000 $ pour tenter, en vain, de réaliser un préservatif en nylon. La seule usine américaine de caoutchouc venait d’être bombardée à Pearl Harbour par les Japonais. Quatre mois plus tard, la fabrication de préservatif cesse. Pendant ce temps, les combats se poursuivent et les préservatifs font partie intégrante du paquetage des militaires américains, mais aussi allemands. La Grande Guerre avait servi d’exemple. L’impératrice Augusta-Victoria avait alors interdit la capote dans le paquetage militaire contre l’avis pourtant expert du général Von Bissing, et la syphilis avait ainsi désarmé de nombreux combattants. Durant le second conflit mondiale, mode d’emploi et textes sur l’hygiène furent joints aux préservatifs.

L’utilisation la plus étonnante du condom, durant cette période, se fera lors du débarquement américain baptisé « Opération Torch » à Alger, Oran et Casablanca le 8 novembre 1942, et le 6 juin 1944 en normandie. Couvrant le canon des fusils, le préservatif protège les armes du sable et de l’eau. Comble de la sophistication, cette « fleur au fusil « était le seul et le plus simple élément protecteur qu’il n’était pas obligatoire de retirer pour « tirer un coup « ! Mais ne soyons pas naïfs, les préservatifs avaient tout de même pour vocation de permettre aux soldats d’aller régulièrement « aux putes » avec une capote en pocheou, à défaut, un ensemble « pro-kit «, (coton et chlorure de mercure) à utiliser après coup, « après le coup » comme cela se disait à l’époque.
Les prostituées avaient, elles aussi, tout intérêt à se protéger car, victimes d’une maladie transmissible sexuellement, elles étaient punies, les militaires risquant quant à eux une mise à pied. Enfin, le préservatif servit aux marins de toutes les mers pour mettre à l’abri de l’eau rations alimentaires, allumettes ou cigarettes. L’idée fut reprise, plus tard, par les passeurs de drogue, appelés « fourmis « dans l’argot des professionnels. L’héroïne est enfermée dans de la cellophane, entourée de chatterton et enfilée dans une capote lubrifiée. L’ensemble séjournera dans l’anus du trafiquant durant son voyage.
En 1950, et essentiellement dans le sud des Etats-Unis, vingt-cinq mille distributeurs automatiques sont installés dans les toilettes publique ou station-services, remplaçant le plus souvent des distributeurs de lames de rasoir qu’il fallut adapter.
En 1957, le tout premier préservatif lubrifié est lancé au Royaume-Uni.
En 1961, la marque DUREX commercialise le premier préservatif lubrifié.
La France, n’autorise la publicité sur le préservatif qu’en 1987, sous réserve d’obtention d’un visa de la part de l’Agence de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé, au même titre qu’un médicament.
Les années 1990, permettent aux nouvelles technologies une amélioration considérable du préservatif et la production de modèles beaucoup plus sophistiqués que ceux que connaissaient nos ancêtres. La dernière nouveauté est l’AVANTI de DUREX, fabriqué à partir d’un type de polyuréthane unique, le DURON, qui est deux fois plus résistant que le latex et permet d’obtenir un film plus fin afin d’augmenter les sensations.
XXIème Siècle.
Actuellement, le seul moyen contraceptif efficace pour l’homme et la femme, reste le préservatif. Mais ce dernier risque bien d’évoluer avec la mise au point en novembre 2000 par Michel Bergeron – Professeur à l’Université de Laval au Québec – d’un gel contraceptif inodore, incolore et imperceptible, protégeant contre les MST et même le virus du sida. Ce gel, baptisé « préservatif invisible », est composé de deux ingrédients : un gel polymère (liquide à la température extérieure, mais qui se gélifie à température corporelle) combiné d’un germe comme le sulfate de sodium laurylé. Pour l’instant, la méthode testé sur des souris a donné de bons résultats.
L’avenir nous dira si ce gel est applicable à l’homme.
FABRICATION DU PRÉSERVATIF
Préservatif en latex ou en polyuréthane, préservatifs lisses ou texturé, la fabrication d’un condom suit toute une séries d’étapes complexes et contrôlées.
Les débuts du latex : les préservatifs sont fabriqués à partir de latex naturel. Avant même que le latex n’arrive à l’unité de production, il subit toute une batterie de tests de contrôle afin d’assurer sa qualité. Une fois ces tests de contrôle qualité passés, le latex est transformé en une matière exploitable. Parce que le latex est une matière naturelle (très semblable au lait dans de nombreuses de ses propriétés physiques), il peut cailler ou tourner. Après l’adjonction de stabilisateurs, de conservateurs et d’agents vulcanisant, la qualité et la consistance du latex sont à nouveau vérifiées. Ce processus est connu sous le nom de « composition ».
Trempage dans le bain de latex : le latex ainsi composé est maintenu à température dans une cuve dans laquelle sont immergés des moules en verre. Lorsque les moules passent doucement dans les cuves, une couche presque invisible de film en latex adhère à leur paroi. Le revêtement en latex est alors séché à l’air filtré pour éviter la contamination atmosphérique. Après le séchage, les moules sont à nouveau trempés et séchés. A la fin du processus de « trempage », les extrémités ouvertes des préservatifs venant d’être moulés sont enroulées pour former une ceinture ou un petit bourrelet. Alors qu’ils sont toujours sur les moules, les préservatifs passent dans un four pour vulcaniser le latex. Les préservatifs passent dans un bain pour les décoller des moules avant d’être enlevés par des jets d’eau à haute pression. Ils sont alors séchés.
Lavage et rinçage : le film latex subit un certain nombre de lavages et de rinçages afin d’éliminer un maximum d’allergènes chimiques et protéiques permettant ainsi d’obtenir des produits à faible, voire très faible allergénicité.
Vulcanisation : les propriétés finales du latex, à savoir élasticité et résistance, sont obtenues par l’opération appelée vulcanisation qui s’effectue par le passage des formes enduites du film latex dans des fours de cuisson chauffés à une température s’élevant entre 50 et 120 degrés Celsius.
Lavage et démoulage : le film latex est à nouveau lavé puis ôté du moule (opération manuelle ou automatique).
Séchage et conditionnement unitaire : les préservatifs sont ensuite séchés, roulés et enduits d’un lubrifiant. Ils sont conditionnés à l’unité sous sachet soudé, par fermeture thermique.
Contrôle : les préservatifs subissent des tests électroniques, puis des échantillons sont prélevés dans chaque lot pour un contrôle qualité. Ils sont remplis de 300ml d’eau et suspendus pendant trois minutes. La moindre fuite de liquide est observée en enroulant les préservatifs dans du papier buvard. Au moindre défaut, le lot entier est rejeté et mis au rebut. D’autres échantillons sont prélevés afin d’en vérifier la taille et l’épaisseur. Certains de ces échantillons sont vieillis artificiellement en les soumettant à des températures élevées, afin de s’assurer de leur qualité à la fin de leur cycle de vie de 5 ans.
Tests supplémentaires : le « Test de Gonflage » est sans doute le plus impressionnant : il s’agit d’un test d’élasticité et de résistance consistant à gonfler un préservatif jusqu’à ce qu’il atteigne son point de rupture. Habituellement, un préservatif peut contenir 40 litres d’air, l’équivalent de 26 bouteilles d’eau de 1,5l, avant d’éclater.
Conditionnement du produit fini : selon la demande, les préservatifs sont emballés par boites de 3, 4, 6, 12, 24, ou 54, voire même sous pochettes individuelles. Une fois conditionnés dans leur emballage collectif, les préservatifs sont ensuite placés dans des boites de regroupement de 120 ou 144 unités selon les références. A ce stade, ils peuvent enfin etre commercialisés auprès des différents circuits de distribution.
MODE D’EMPLOI DU CONDOMLe préservatif est l’unique moyen de protection contre les maladies sexuellement transmissibles (MST) et notamment le VIH. Le préservatif est aussi un moyen de contraception. A l’inverse, la pilule contraceptive ne protège ni du VIH, ni des autres MST. Alors pour avoir l’esprit tranquille et prendre un maximum de plaisir, utilisez-le lors de vos rapports sexuels avec pénétration et lors de vos rapports bucco-génitaux.
Pour ceux qui sont allergiques au latex, il existe des modèles en polyuréthane ou appauvris en latex et pour ceux qui croient que le condom réduit les sensations, essayez les modèles texturés ou anatomiques.
Attention, le préservatif n’est pas efficace à 100 % car il peut notamment se déchirer ou glisser. Suivez donc bien les conseils ci-dessous pour un maximum de protection.
Utilisez impérativement un préservatif conforme à la norme européenne EN 600 et revêtu du label CE. Pour un gage de qualité supplémentaire, préférez un condom également conforme à la Marque NF (norme française).
Conservez toujours vos condoms dans leur emballage individuel d’origine.
Stockez vos préservatifs dans un endroit frais et sec, à l’abri de la lumière directe du soleil.
Lisez attentivement les instructions figurant sur la notice d’utilisation (ouverture, pose, retrait).
N’utilisez jamais un préservatif dont la date de péremption serait dépassée.
Evitez une mise en place avec des ongles cassés, des bagues afin de ne pas détériorer le latex.
Ne placez jamais deux préservatifs l’un sur l’autre : le frottement des deux réduit la résistance du latex et accroit les risques de rupture.
Si lors de la pose, le condom ne se déroule pas correctement ou est mis à l’envers, changez-le.
Consultez votre médecin ou votre pharmacien concernant la compatibilité des préservatifs avec les remèdes prescrits ou en vente libre, destinés à etre appliqués sur le pénis ou à l’intérieur du vagin, car ils peuvent endommager le préservatif.
Utilisez toujours un gel ou un lubrifiant à base d’eau ou à base de silicone : les autres produits notamment la vaseline, les corps gras ou les antiseptiques ne sont pas compatibles avec le latex.
Mise en place du préservatif sur le pénisLe préservatif doit être mis en place quand le pénis est en érection, avant tout contact entre le pénis et le corps de votre partenaire.
Ouvrez délicatement l’emballage individuel pour éviter d’endommager le condom. Vérifiez toujours que la partie à dérouler se trouve à l’extérieur.
Pincez l’extrémité du réservoir afin d’en chasser l’air (un excès d’air emprisonné dans le préservatif pouvant causer sa déchirure).
Placez le préservatif sur le pénis en érection avant toute pénétration et déroulez-le en maintenant le réservoir. Serrez le bout du préservatif entre le pouce et l’index pour chasser l’air. En serrant toujours le bout du préservatif, utilisez l’autre main pour le dérouler le long du pénis.
Retirez-vous immédiatement après l’éjaculation en maintenant le préservatif à la base du pénis. Attendre de s’être complètement retiré avant d’enlever le préservatif. Eviter tout contact du pénis et du condom avec le corps du partenaire.
Jetez le condom usagée dans une poubelle (et non dans les toilettes), après l’avoir noué et enveloppé dans un papier. N’utilisez un préservatif qu’une seule fois, même à l’occasion de rapports successifs.
GUIDE D’ACHAT DE VOS CAPOTESPremier commandement, n’utilisez que des préservatifs qui portent la marque CE ou NF parce qu’ils ont subis des contrôles réguliers et répondent à des normes très strictes : dimensions, volume, pression à l’éclatement, résistance à la traction, absence de perforation, stabilité des couleurs. Ne faites confiance qu’aux marques qui respectent ces normes.
Après, chacun choisi en fonction de ses envies et de son budget. Sachez qu’il existe des préservatifs pour toutes les bourses de 15 cents (condomi naturel) à plus de 1,50 euro (durex avanti) l’unité. Pensez aussi au préservatif féminin (fimidom)  pour une protection différente.
Les classiques : c’est le préservatif de base, avec réservoir et normalement lubrifié. Condomi Natural est le condom la moins chère du marché (15 cents) mais tout aussi fiable. Il y a aussi Durex Jeans, plus cher mais très agréable.
Les supers lubrifiés : idéal pour les pénétrations difficiles ou les premières fois, les condoms Manix Super sont un bon plan.
Les confortables : plus galbés à l’extrémité, le condom serre moins le gland pour plus de confort et de plaisir. Hot Rubber Classic est anatomique en plus d’avoir toutes les qualités de base.
Les grandes tailles : pour ceux que la nature a mieux doté, il est aussi plus facile à enfiler pour tous les autres. Manix King Size ou DUREX Comfort XL s’adaptent à toutes les tailles de pénis.
Les colorés : pour etre bien vu avant et après. Essayez Contex Black Rose tout noir et opaque … Et aussi Condomi Green, vert pour des rapports martiens !
Les gourmands : les condoms parfumées ont une odeur discrète et un go ? réable en bouche. Hot Rubber Sweet à la fraise ou un mix exotique d’orange, de menthe, de banane et de fraise avec Durex Tutti Frutti.
Les sensations : nervuré ou texturé, le condom avec un maximum de sensations pour les deux partenaires. Durex Pleasure Max, Manix Xtra Pleasure offrent différentes sensations.
Les retardants : légèrement enduit d’anesthésiant local (benzocaine) ou de forme spécifique, ces condoms retardent l’éjaculation. Durex Performa pour l’anesthésiant et Manix Endurance pour une forme étudiée.
Les anti-allergiques : allergiques au latex mais pas au sexe, vous pouvez utiliser des préservatifs en polyuréthane ou appauvri en latex. En plus le polyuréthane laisse mieux passer la chaleur corporelle et est plus résistant, le préservatif est donc plus fin pour plus de sensations. Durex Avanti (polyuréthane) et Manix Crystal (appauvri en latex) résolvent tous les problèmes !
Le tout-compris : Terpan Duelis, propose un préservatif NF avec sa dose de gel lubrifiant intégré. Pratique et efficace.
Le préservatif féminin : Femidom, la nouvelle protection, pour vous mesdames. Il peut-être posé longtemps avant le rapport et n’impose pas le retrait immédiat après l’éjaculation. A essayer !

QUESTIONS FRÉQUENTES
Les réponses à toutes les questions que vous posez sur le préservatif
Comment choisir la bonne taille de préservatif ?
Le mieux est d’essayer plusieurs modèles de marques différentes afin de trouver la taille et surtout la forme de préservatif qui vous convient le mieux. Le préservatif doit épouser parfaitement la forme du pénis et ne pas faire de plis.
Quelle est la taille standard des préservatifs ?
Les préservatifs standards ont une longueur d’environ 180mm et une largeur de 52mm. Cette taille convient à la plupart des pénis, même ceux dont la taille est inférieure à 180mm, il suffit de dérouler le préservatif à la bonne longueur. Pour les verges généreuses, toutes les grandes marques proposent des préservatifs King Size. Pour les sexes vraiment plus petits ou plus fins, si aucun préservatif ne convient, il y a la solution du préservatif féminin à faire porter par votre partenaire.
Quelles sortes de préservatifs existe-t-il ?
Il existe de nombreuses sortes de préservatifs. Le préservatif standard est transparent et lubrifié. Il existe également des préservatifs avec revêtement spermicide, extra résistants, extra fins, colorés, nervurés et retardant. Suivez notre guide d’achat sur notre site.
Peut-on utiliser un préservatif deux fois de suite ?
JAMAIS. Un préservatif ne doit être utilisé qu ? une seule fois ! Quand il est usagé, le préservatif devient trop fragile et risque la rupture au prochain rapport : le risque de grossesse ou de transmission de maladies sexuellement transmissibles est trop élevé.
Pourquoi les préservatifs ne sont-ils pas meilleur marché ?
Il faut poser la question aux fabricants :-) Plus sérieusement les préservatifs sont des produits médicaux de haute qualité, fabriqués à partir de latex naturel soumis à un processus complexe. La boutique en ligne CondoZone propose le préservatif à 15 centimes. Et certaines associations distribuent également gratuitement des préservatifs, renseignez-vous auprès de votre mairie.
Les préservatifs sont-ils vraiment tous contrôlés ?
Oui. A partir du moment ou figure sur l’emballage du préservatif le label NF ou CE, alors celui-ci a subit des controles et tests de qualité. Allez jeter un œil sur la visite guidée pour découvrir le processus de fabrication et de contrôle des préservatifs. Et on le répète encore une fois, utilisez uniquement des préservatifs portant la mention NF ou CE.
La couleur et le go ? isent-ils à la qualité des préservatifs ?
Non. Tous les préservatifs arborant le sigle NF ou CE sont soumis aux memes tests de qualité, qu’ils soient roses, bleus ou verts, à la fraise, à la banane ou naturel. L ? utilisation de préservatifs structurés ou colorés ne représente donc aucun risque particulier.
À partir de quel age peut-on acheter des préservatifs ?
Il n’y a pas de limite d’age pour l’achat de préservatifs. Au contraire : quelqu’un qui achète des préservatifs démontre qu ? il agit de façon responsable – et cela à n’importe quel age.
Ou peut-on acheter des préservatifs ?
De nos jours, on trouve des préservatifs presque partout. Dans les drogueries, les grands magasins, les supermarchés, les pharmacies, les distributeurs automatiques et, bien évidemment, sur Internet.
Comment utilise-t-on un préservatif ?
Vous trouverez le mode d’emploi détaillé sur notre site, mais aussi dans chaque paquet de préservatifs


Avant, choix du préservatif :
Vérifier la date limite d’utilisation et la présence de la marque CE (Norme de qualité de la Communauté Européenne, avant les préservatifs portaient le label NF).
Un préservatif doit se conserver à plat, dans un endroit sec et frais.
Pose du préservatif :
Déchirer l’emballage sur un côté, à la main (ne pas utiliser les dents ou un objet tranchant, ciseaux ou couteau), en s’assurant que le préservatif à l’intérieur n’est pas déchiré (attention aux coups d’ongles, aux mouvements brusques).
Retirer délicatement le préservatif.
Mettre le préservatif en place quand le pénis est en érection, avant tout contact entre le pénis et le corps du partenaire.
Le liquide émis pendant les préliminaires sexuels peut contenir du sperme et des germes contaminant.
L’air à l’intérieur du préservatif peut provoquer sa rupture. Afin de l’éviter, serrer le bout du préservatif entre le pouce et l’index pour chasser l’air et placer le préservatif sur le pénis en érection.
S’assurer que la partie à dérouler est à l’extérieur. Dérouler le préservatif jusqu’à la base du pénis, comme on enfile un bas.

S’il ne se déroule pas bien, ne forcez pas, vous l’avez sûrement posé à l’envers, jetez-le et prenez-en un autre.


Après l’éjaculation :
Dès la fin du rapport (éjaculation), et avant la fin de l’érection, se retirer en tenant le préservatif à la base du pénis.

Jeter le préservatif à la poubelle après l’avoir noué.

Ne jamais réutiliser un préservatif. Pour chaque rapport en utiliser un nouveau.
Autres conseils :
Utiliser le préservatif pour la première fois ne facilite pas les choses, aussi, il est préférable de se familiariser avec le préservatif avant, en l’essayant tout seul.

*Les préservatifs sont généralement déjà lubrifiés; on peut ajouter un gel lubrifiant à base d’eau (vendu en pharmacie, grande surface, etc), mais surtout pas de lubrifiant gras (vaseline, …) qui alterne le latex et peut rendre celui-ci poreux
En cas d’accident

* Lors de mon dernier rapport, il y a un jour, le préservatif s’est déchiré que dois-je faire ? Merci de me répondre en urgence.
Il y a effectivement urgence ! Il faut prendre la pilule du lendemain qui est délivrée dans les pharmacies, sans ordonnance. Cette pilule se prend en une ou deux prises, suivant les marques, et sont efficacité est d’autant plus grande que la prise se fait rapidement après le rapport sexuel. L’efficacité est de l’ordre de 95 % si la prise a lieu sous 24 H et 85 % dans les24 à 48H.

Si le préservatif se déchire pendant le rapport ou que vous n’avez pas pu en faire usage, et qu’il y a présence de sperme dans l’anus ou le vagin, ne pratiquez pas de lavement avec un désinfectant, car ce type de produit est trop agressif : en irritant la muqueuse, ce geste pourrait augmenter le risque de contamination. Préférez un lavement à l’eau tiède En cas de contact de liquides contaminant (sang, sperme, sécrétions vaginales) avec une plaie, rincez-la à l’eau tiède et désinfectez-la avec de la bétadine, de la liqueur de Dakin achetée récemment, ou un autre produit désinfectant.

S’il y a eu risque de contamination, vous devez contacter le plus tôt possible (dans les 48 heures), un service d’urgence ou une consultation de dépistage anonyme et gratuit (CDAG) qui pourra évaluer avec vous le degré du risque encouru et les mesures à prendre. Un traitement d’urgence est actuellement possible pour tenter d’éviter la contamination.

IST les infections sexuellement transmissibles
Les nombreux germes responsables des IST. Se transmettent surtout par voie sexuelle, mais aussi par voie non sexuelle : contamination materno-fœtale ou transmission par voie sanguine (pour les virus de l’herpes, du sida, de l’hépatite B ou C). Les autres modes de contaminations sont beaucoup plus rares : salive, contact bucco génital, objets ou linge de toilette souillés, piscine, sauna.
Parmi les micro-organismes les plus fréquemment rencontrés :
Micro-organisme à transmission sexuelle peu fréquente : Le candida albicans (qui est responsable de mycose), le virus de l’hépatite C, le gardnerella vaginalis et les bactéries anaérobies.
Micro-organisme à transmission aussi bien sexuelle et non sexuelle : le mycoplasme, le virus de l’hépatite B ainsi que le virus du sida.
Micro-organisme à transmission presque exclusivement sexuelle : Le gonocoque, le virus de l’herpès, le chlamydia, le trichomonas, le virus responsable des condylomes et le tréponème responsable de la syphilis.
kouldoun





26 février 2010




L'amour devient plus fort avec l'âge, selon des chercheurs canadiens

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MONTRÉAL — Les couples âgés sont plus heureux en amour que la moyenne, tous âges confondus, et continuent à avoir une vie sexuelle souvent satisfaisante sinon épanouie, en dépit de quelques difficultés physiologiques, selon des recherches menées au Canada.
Les statistiques sont claires: les personnes âgées (celles de plus de 65 ans) obtiennent entre 119 et 120 points sur l'echelle Spanier, destinée à mesurer la satisfaction dans une relation de couple, tandis que la moyenne nationale est de 114.
"C'est une différence importante, significative", a indiqué à l'AFP Gilles Trudel, professeur de psychologie à l'Université du Québec à Montréal (UQAM).
L'échelle tient compte de la satisfaction sexuelle, mais aussi de la communication à l'intérieur du couple, de sa cohésion et de son fonctionnement en général.
Certes, reconnaît M. Trudel, ce bon résultat pourrait s'expliquer par le fait que les couples qui avaient des problèmes ont divorcé et que l'enquête ne touche donc que ceux qui ont résisté à l'usure.
Il reste que, une fois à la retraite, les partenaires ont beaucoup plus de temps à passer ensemble, pour partager leurs activités et donc qu'ils peuvent vivre "une deuxième lune de miel", dit le psychologue.
Certes, dans un certain nombre de cas, cette nouvelle proximité peut avoir un effet inverse: des problèmes, restés latents lorsque les activités professionnelles ou l'éducation des enfants occupaient beaucoup de temps, éclatent quand l'espace libéré permet d'y penser... Et alors, ils s'accompagnent d'accès d'anxiété ou de dépression deux fois plus fréquents que chez les personnes plus jeunes.
Enfin, les chercheurs ont noté un phénomène récent, quoique encore restreint: si, dans le passé, les personnes âgées ne divorçaient pratiquement jamais, aujourd'hui entre 5 et 6 % des couples aux cheveux argentés se séparent, à 70 ans ou plus, y compris pour cause de coup de foudre extra-conjugal.
Et la vie sexuelle n'est plus un tabou. "Il y a un mythe" négatif entourant le sexe chez les aînés. Mais cela vient notamment du fait qu'"imaginer par exemple leurs grands-parents en train de faire l'amour provoque un malaise" chez les gens plus jeunes, estime le professeur Trudel.
Quand on avance en âge, "la sexualité se transforme, mais ils peuvent toujours avoir du plaisir (...) avec l'aide de médicaments ou sans eux", poursuit le psychologue, qui s'appuie notamment sur des interviews recueillies dans le cadre de ses recherches.
Ces interviews sont conduites dans des conditions assurant une discrétion totale, ce qui augmente leur fiabilité: la personne interrogée se trouve seule avec le chercheur et ne répond pas de vive voix, mais en appuyant sur une touche d'ordinateur qui fait enregistrer sa réponse anonyme...
Tout en poursuivant leurs recherches, les psychologues de l'UQAM tentent aussi d'aider les aînés, lors de rencontres de groupe rassemblant généralement quatre couples, de les préparer à passer plus de temps ensemble, raconte le professeur Trudel.
Ils leur donnent des conseils simples: de communiquer, de ne pas couper la parole à l'autre, de lui faire connaître ses émotions. Et de cesser de penser que l'on sait d'avance tout ce que l'autre peut dire et que ce n'est pas la peine de l'écouter.

28 mars 2008

Au-delà du principe du père


Psychanalyse
Couverture ouvrage
La loi de la mère. Essai sur le sinthome sexuel
Éditeur : Economica
344 pages / 28,50 € sur
Résumé :Geneviève Morel dégage enfin la psychanalyse lacanienne des approximations qui l’enlisaient au service d’un "ordre symbolique" sexuel moralisateur.
Il est difficile de parler des livres difficiles. En tâchant d’attirer l’attention du lecteur sur un travail exigeant, on a surtout peur de le décourager d’avance. Mais si l’on suppose le lecteur lassé de ces essais "simples et clairs" dont nous sommes inondés, si on l’imagine capable et même désireux de lire de temps en temps, crayon à la main, quelque chose qui se formule dans une langue technique, le courage revient au pauvre critique. On peut enfin promettre au lecteur la récompense de ses efforts : un changement de point de vue vraiment complet sur ce que dit et ce que ne dit surtout pas la psychanalyse, aujourd’hui, sur des thèmes d’importance moyenne, comme la parentalité homosexuelle, le recours à Freud et Lacan pour fabriquer de nouvelles versions de l’ordre moral/symbolique, la "perversion", ou même la "psychose sociale" qui fondraient sur le pauvre "sujet" contemporain, etc. Car le livre de G.Morel, exceptionnel par l’ampleur de son matériel clinique et la maîtrise fascinante des plus obscures idées de Freud et Lacan, écrase non seulement la concurrence sur ces thèmes, mais, pour le lecteur plus informé, illustre admirablement ce que la psychanalyse n’aurait jamais dû cesser d’être : une enquête en mouvement, où l’on observe comment le psychanalyste, confronté à des situations constamment inédites, questionne, réécrit, réinvente les fondements même de la psychanalyse.

Œdipe vous paraît un petit peu vieux (quoique encore attachant, comme une pièce d’antiquité du patrimoine) ? Lisez G. Morel, et vous saurez pourquoi, et pourquoi aussi les psychanalystes ont affaire, de temps en temps, à des cas où ce n’est plus lui qui tient les rênes, sans que pour autant on ait affaire à des mutants pervers bafouant, mais en douceur, les lois de l’inceste. Les nœuds (borroméens) du dernier Lacan "topologue" vous semblent pure imposture mystico-mathématico-délirante ? Vous croyez aux critiques de M.Tort, qui le réduit à une version faussement laïque du catholicisme de Lacan ? Lisez G. Morel, et vous comprendrez ce que Lacan y mettait, peut-être avec plus de clarté que dans aucun autre ouvrage, précisément parce que La loi de la mère laisse sur le bord du chemin ces commentaires égarants qui ont uniquement cherché à surenchérir sur la cohérence logique des différents modèles auxquels Lacan se réfère, tandis que G. Morel montre plutôt pourquoi et comment ils ont servi à Lacan à se remettre radicalement en cause — à inventer non seulement un Lacan d’après Lacan, mais même un Lacan contre Lacan, révisant de fond en comble ses théories bien connues du "phallus", du "symbole", etc. Vous vous interrogez enfin sur l’idée répandue selon laquelle les enfants, pour grandir normalement, devraient avoir deux "référents", masculin et féminin, et donc un père et une mère ? Vous vous demandez si autoriser l’adoption aux couples gay et lesbiens n’est pas ouvrir la voie à de profonds désordres psychiques ? Que seront ces enfants jamais exposés au Tiers ni à l’Autre ? Vous tiquez, bien sûr, parce que vous avez remarqué qu’on peut avoir les parents les plus hétérosexuels du monde et se retrouver néanmoins schizophrène, et que si les enfants adoptés ou conçus par insémination artificielle par des parents de même sexe étaient tous fous, ou peut-être des malades mentaux qui s’ignorent, ça se saurait ? Lisez encore G. Morel. Vous trouverez plusieurs histoires précises et poignantes, et des franchement drôles aussi, qui montrent en détail pourquoi les choses ne sont justement pas si simples, combien, au contraire, les fameuses "identifications" sexuelles (aux parents) dont on nous rebat les oreilles ont leur poids dans nombre de cas, c’est vrai, mais qu’elles ne sont pas l’unique voie vers le salut. Vous aimeriez qu’on vous explique ce que Joyce, Gide ou Proust enseignent à un analyste qui n’a pas toujours sur son divan des génies de cette sorte ? Vous vous demandez si le recours à ces figures littéraires n’est pas, purement et simplement, une extravagance, ou une décoration mondaine éloignée de toute saine pratique clinique ? Lisez, etc. Car c’est tout sauf de la psychanalyse-appliquée-à-la-littérature. C’est de la littérature appliquée à la psychanalyse. Et elle ne s’en trouve que mieux : car ces textes d’auteur magnifiques, décortiqués avec finesse par G. Morel, qui s’appuie sur le meilleur de l’érudition actuelle, mettent la théorie au service de l’exception, de la contingence, mais toujours, de la surprise devant les solutions tout à fait inouïes inventées ici ou là, par des sujets exposés à de redoutables défis existentiels.

C’est ce que j’ai le plus apprécié : les cas cliniques sont des "cas", autrement dit, des gens dont on dit qu’ils sont "comme pas un", soit de vrais cas, qui ne tombent justement pas dans le tiroir qu’on leur ouvrait tout grand — l’inverse, en somme, de ce dont nous sommes désormais rassasiés dans la littérature "psy" professionnelle : des vignettes cliniques qui, chose bien admirable, confirment à tous les coups les élucubrations du théoricien qui les donne comme preuves du bien-fondé de ses conceptions. Non : l’attention à la littérature, chez G. Morel, prépare l’esprit à ne jamais s’asseoir deux fois dans le même fauteuil. Car elle mobilise les concepts de la psychanalyse pour la manifestation des différences, pour leur singularisation assumée, et non pour je ne sais quelle insupportable généralité psychologique normative sur ce que devrait être la sexualité, ou la filiation, etc.

C’est sans doute ce qui fait le succès de certaines interprétations rendues ici possibles par les recherches de G. Morel : qu’à ces gens si divers ait été rendu le pouvoir d’être "comme pas un", sans plus en faire une maladie. Ou, dit dans les termes de La loi de la mère et de Lacan, d’être passés des symptômes au "sinthome".


Vous avez bien dit sinthome ?

Ce n’est pas, au moins au début, un de ces calamiteux calembours dont Lacan avait l’art. C’est, paraît-il, une forme archaïque de symptôme, qu’on trouverait chez Rabelais. Mais c’est un symptôme positif, "séparateur", dont le concept, introduit tardivement par Lacan, sert à isoler ces moyens originaux qu’un certain nombre de patients, qui ne sont pas tous ce qu’on appelle des psychotiques (mais aussi bien des névrosés), utilisent pour s’extraire et s’émanciper de la "loi de la mère". Cette loi, c’est la condition qui nous est faite à tous de ne naître humain que dans un bain de langage, d’énoncés énigmatiques et équivoques, prononcés électivement par la mère (mais un père y participe aussi bien), et qui nous affecte avant même que nous n’ayons les moyens d’y structurer un sens, une adresse en bonne et due forme, bref, d’y détecter une langue et les lois d’un langage. Ce flux, densément chargé d’inflexions de la voix, de regards, accompagnant caresses et coups, trahit la jouissance, les plaisirs, mais aussi les cris douloureux de celles qui prennent soin précocement de nous. Par lui, nous ne sommes pas seulement introduit au sens linguistique, mais à toutes les résonances charnelles de ce sens, et surtout, à sa circulation entre des corps sexuels. Si loi il y a, ici, ce n’est pas la loi du désir, ou le désir comme seule loi qu’on suive jamais, serait-ce à reculons, et en lui tournant le dos dans une névrose ; c’est la loi sans loi d’un caprice primordial, qui fait de chaque enfant qui s’éveille l’auditeur, voire l’objet forcé d’une introduction au monde frappée par principe de contingence et de partialité. Sa conséquence essentielle, c’est que la loi de la mère marque décisivement chacun d’une ambiguïté quant à son sexe : il n’est jamais si clair, et dans les cas qu’étudie G. Morel, il est même extrêmement délicat, de savoir comment faire avec, comment interpréter les attentes et les conflits parentaux touchant ce qu’il vaudrait mieux être à cet égard. Toutefois, si le petit être humain est fortement déterminé par ces attentes et ces conflits, et parfois à vie, s’il a affaire, également, à un corps anatomique sexué qui pèse lourd dans la balance, il n’est pas sans moyen de se déprendre de cette "loi de la mère". En somme, La loi de la mère est un livre sur une des expressions les plus bizarres de Freud : le "choix" (de la névrose), et du coup, l’idée que s’il y a responsabilité, en psychanalyse, elle est uniquement sexuelle.

Or, le pilier de la psychanalyse lacanienne, sa relecture structuraliste de l’Œdipe freudien, est comme on sait le poids accordé à la référence paternelle par la mère de l’enfant humain. L’Autre maternel premier a, pour ainsi dire, son Autre, Autre de l’Autre que Lacan, dans une formule appelée à faire fortune, a nommé "nom-du-père" : moins le père bien concret de la vie quotidienne, qui n’arrive jamais à l’égaler, que ce qu’il désigne symboliquement, et qui serait la limite qu’impose à la mère son désir inconscient pour "le" père. S’extraire, ainsi, du réel du caprice maternel, de cette jouissance qui fait loi pour l’enfant, c’est s’armer de cette référence paternelle supposée, qui commande et qui norme, sans d’ailleurs qu’elle en ait conscience, le désir sexuel d’une mère. Mais il ne s’agit pas du tout ici de psychosociologie de la famille. C’est une sorte d’invariant anthropologique exprimé en un langage congruent avec la loi de prohibition de l’inceste selon Lévi-Strauss : l’obligation de l’exogamie et donc l’échange matrimonial dérivent strictement d’une contrainte "symbolique" : il faut quitter la famille où l’on est né pour prendre femme au-dehors. Il est donc devenu tentant de réifier un peu plus ces formules, d’en faire en somme une "loi naturelle" de l’humanisation, et de prendre à ce point au pied de la lettre les principes de l’anthropologie structuraliste des années 1960, que le fait de parler (i.e. la circulation de la parole selon les "lois du signifiant"), celui d’avoir une identité sexuelle, et celui d’occuper une place stable dans le triangle œdipien sont, du moins pour nombre d’auteurs, devenus de simples manières de parler de la même chose. On a vu ainsi dans le discours public, des gens bien intentionnés parler avec flamme de la nécessaire fonction de l’altérité du couple hétérosexuel, s’inquiéter de la folie qu’on infligerait aux rejetons de couples dominés par "le même", de l’attentat contre la "culture" que le PACS pourrait représenter, et offrir ainsi un débouché populaire à des considérations savantes un peu oubliées aujourd’hui, et donc transformées en métaphysique scientiste.

Ce qu’on sait moins, et que G. Morel expose avec un grand luxe de détail, c’est que Lacan ne s’est pas du tout arrêté là-dessus. Il ne s’est donc pas arrêté à la structuralisation de l’Œdipe freudien (et à ce qui le rend paradoxalement si proche du bon sens populaire sur la famille, ou encore des idéologies religieuses). Ce sont les raisons de Lacan qu’explore La loi de la mère, et, notamment, leur évolution. Car en prenant ses distances avec l’Œdipe freudien, autrement dit avec le Père comme mythe, et avec le privilège récurrent de l’identification et du deuil, Lacan a progressivement entraîné dans son sillage tout le reste de la construction freudienne. Ainsi, se demande G. Morel, y a-t-il dans tous les cas "fantasme" ? La clé de voûte de la bonne vieille notion de "castration", qui est l’idée que quelque chose, un "objet", doit être perdu aux origines du sujet humain, et que cette perte est structurante, cause du désir, est-elle une vaste tautologie qui s’autoconfirme et se vérifie a priori dès qu’on a qui que ce soit qui se plaint de son désir ? Ou y a-t-il d’autres modes de subjectivation et d’accès humain au désir (à la "désirance", comme on traduit désormais, est assez joli ici) ?

Le sinthome, c’est à quoi Lacan s’est finalement confié pour au moins soulever ces doutes, en s’appuyant en particulier sur une étude fascinante de Joyce, de Finnegans Wake et d’Ulysse, étude à laquelle Jacques Aubert d’abord mis à contribution pour son exceptionnelle science du texte joycien, a ensuite donné des prolongements et des confirmations remarquables. Joyce en effet donne une réponse à lui, et à cet égard, "comme pas une", aux défis que lui lançaient sa place de fils, puis de père. G. Morel, circulant au milieu des pages les plus difficiles du dernier Lacan avec une adresse et une clarté rafraîchissantes, expose ainsi les ressources que Joyce a fourni pour envisager autrement la psychose, et peut-être, en périmer activement le concept trop psychiatrique, et pas assez psychanalytique. Le sinthome, conclut-elle, ne passe pas par l’identification (au sens œdipien) ; il est un savoir-faire créatif et inventif, qui parvient par des voies inattendues à soulager le sujet des répétitions mortifères qui rendent les symptômes si insupportables ; il produit une certaine désambiguätion (si je puis utiliser ce mot des linguistes) des équivoques sexuelles qui sont la texture même des énoncés de la loi de la mère, et ainsi, une identité sexuelle vient-elle à s’affirmer : en somme, le sinthome est séparation, mais sans passer par l’identification symbolique au père.

Il ne s’agit pas d’une théorie universelle. Le charme du livre, c’est qu’on voit assez bien qu’on n’arrive à ce genre d’idée qu’à l’occasion de ce que raconte un certain nombre de gens qui, de l’Œdipe, ont peut-être entendu parler, mais qui ne savent rien des élucubrations topologiques de Lacan. On voit aussi, et c’est parfois émouvant, que confronté à des paroles fondatrices d’une violence terrifiantes, tuantes, tel s’enfonce progressivement dans la folie et répète sa vie durant une malédiction maternelle sans recours, tel autre, faisant autrement, joue sa partition où s’inscrivent pourtant les mêmes mélodies de mort, de haine et d’échec, en sorte qu’il survive et fasse à l’occasion mieux encore — ce dont il porte les stigmates, cependant, dans tel ou tel trait bizarre de sa sexualité ou de son affectivité. G.Morel exploite une notation fugitive de Lacan pour thématiser ce qui se passe alors : c’est la notion, ordonnatrice dans son enquête, et à mon sens la plus véritablement originale, de "prolongement du symptôme".


Ce qui lie entre elles les générations de psychanalystes

Un passage arrêtera sans doute les connaisseurs des polémiques sur la psychanalyse. G. Morel a fait longtemps partie, à l’École de la Cause, le mouvement millerien, du jury de la "passe". La passe, c’est cette procédure singulière où un analysant arrivant à la fin de sa cure témoigne devant d’autres, des "passants", de ce que sa cure aura été pour lui, en particulier dans le moment où il envisage de "s’autoriser" à devenir à son tour analyste. Ces passants relaient à leur tour ce témoignage auprès d’une instance composée d’analystes expérimentés, qui tentent de démêler ce qui est en cause dans l’affaire. Comme on voit déjà, aux yeux de Lacan, en tout cas, on ne "s’autorisait" pas tout seul à devenir analyste, contrairement à ce que prétendent de vains polémistes. Mais comme à peu près rien, aucune formulation ni conceptualisation de la chose n’a ensuite trouvé grâce aux yeux des élèves, le milieu lacanien s’est déchiré sur cette "passe". Le récit que G.Morel fait de sa participation à un tel jury est impressionnant. Elle y explique comment justement, d’analystes en analystes, au fil de la transmission, quelque chose passait, qui ne tenait nullement de l’identification pure et simple (malgré certaines contraintes de la vie des groupes analytiques qui laissent pantois), mais plutôt comme un tressage du sinthome de l’analyste dans celui de son analysant devenant analyste à son tour, puis chez l’analysant de cet analysant. On ne dispose guère de récits aussi circonstanciés et cliniques de ce qui se passe dans la transmission de l’expérience de la cure (sauf, bien sûr, le beau récit de l’analyse de Margaret Little chez Winnicott). On passe ces pages rêveur, en se demandant s’il n’y a pas là, en germe, un programme, évidemment idéal car le matériau sera bien rare, d’une histoire "réelle" de la psychanalyse : d’une histoire où les positions subjectives successivement déterminées des analystes seraient l’objet de l’enquête, et non plus leur "prises de position" imaginaires et conflictuelles dans le champ de la psychanalyse.


Autre chose que de l’identification et du deuil

La loi de la mère est la seconde partie d’une trilogie clinique et théorique de grande envergure. Ambiguïtés sexuelles , consacré à la sexuation dans les psychoses, explorait déjà les chances d’existence et d’invention de soi dans des configurations psychiques complexes, qu’on range en vrac sous le vocable psychiatrique de "transsexualisme" — ce qui se justifie sans doute si l’on veut revendiquer des droits, mais qui a très peu de consistance clinique, chaque fois qu’on prête l’oreille à l’histoire et aux difficultés d’individus singuliers. Une troisième partie est en préparation, qui abordera le problème extraordinairement difficile de l’homosexualité féminine : le type même de question où se mesurera l’apport considérable de ce travail, qui aboutit à remettre sur le métier l’idée même de normalité psychique, et à décrasser une bonne fois les usages psychanalytiques légitimes de celle de perversion. Car il y en a.

Et pourtant, au lecteur que j’essaie ici d’attirer, en ne lui promettant, c’est clair, aucun plaisir facile, il faut encore dire ceci. La loi de la mère le frappera sans doute pour deux raisons, qui tiennent au ton. Les matières traitées sont compliquées. G.Morel parvient cependant à garder tout du long une rigueur, une clarté, qui font honneur à un sens largement perdu dans la communauté analytique : celui de la démonstration de grande ampleur, et de ses moyens. On en pensera ce qu’on voudra, on aura du moins de quoi le penser. Le livre est nettoyé de ces complaisances stylistiques, qui font qu’on ne sait pas très bien de quoi parle l’auteur, mais à coup sûr, on en identifie la chapelle. Certes, cela va quelquefois très vite, et les virages sont brutaux. Mais qui pourrait se fâcher que les livres de psychanalyse redeviennent des ouvrages qu’on ne peut aborder qu’avec un esprit tendu et une culture de savant ? La seconde chose est toute différente. Vous serez étonnés de l’abstinence de G. Morel à l’égard du lexique, désormais envahissant en psychanalyse, du deuil, de la mélancolie, de la perte, de la dette, bref, des passions tristes qui deviennent le label pseudo-dépressif de la castration assumée. Ah, la fameuse dépression post-analytique qu’il faut porter en sautoir pour valider le succès de son parcours ! Tout à fait en harmonie avec son propos, G. Morel "prolonge" tout autrement son analyse, et le sinthome qui la lie, mais sans la déterminer entièrement, aux analystes qui l’ont précédée (si je puis lui appliquer sa propre conceptualité) : du coup, c’est bien moins de la transmission de la psychanalyse qu’elle offre l’exemple, que de sa transformation. Une telle chose, si vivante, se passe d’hommages aux aînés, et ouvre de façon tonique sur l’avenir.

5 janvier 2007

Qu’est – ce que le diabète?

Qu’est – ce que le diabète?

Une grande quantité d’aliments que nous mangeons est transformée en glucose (une sorte de sucre). Ce glucose se retrouve alors dans le sang qui le transporte aux cellules. Le glucose est utilisée pour nous donner de l’énergie, si vous êtes diabétique, votre corps ne produit pas de l’insuline ou il ne peut pas utiliser l’insuline qu’il produit de bonne façon le glucose reste dans votre sang et vos cellules ne reçoivent pas l’énergie dont elle on besoin. Le diabète est une maladie constituée par la présence du sucre dans l’urine, accompagnée d’une sécrétion abondante de ce liquide, d’un croissement très marqué de la soif de l’appétit avec, comme résultat définitif de l’amaigrissement.ces troubles différencient le diabète de la glycosurie état dans lequel le sucre que ces modifications de la santé soient observées. CAUSE : Le diabète est dû à un dérèglement du mécanisme glucorégulateur. On admet habituellement que la cause de ce dérèglement réside dans une insuffisance de la sécrétion interne du pancréas, c'est-à-dire dans hypo production d’insuline .Mais ce facteur pancréatique n’est peut être pas unique, et dans certains cas on à évoqué un trouble portant sur d’autres éléments du système glucorégulateur : hypophyse, thyroïde, foie. Le diabète sucré = Le diabète sucré était jadis défini comme un trouble de l’utilisateur des sucres au cours de la nutrition : il se traduisait dans les conditions habituelles de vie et d’alimentation par une hypoglycémie avec glycosurie. Dans sa réunion de 1979, l’OMS à proposé la définition suivante ; le diabète sucré (diabètes Mellitus ou DM), est un état d’hypoglycémie chronique qui peut résulter de nombreux facteurs, les uns d’environnement, les autres génétiques agissait souvent ensemble le principale régulateur de la glycémie est l’insuline. Le diabète de type I : Le diabète de type I est numériquement la forme clinique la plus rare mais c’est aussi la forme la plus grave. Elle survient surtout chez des sujets jeunes avant trente ans. La quasi-totalité des diabètes de l’enfant en relèvent, le début est habituellement brutal. Soit que les premiers symptômes avaient été méconnue, soit que brusquement interviennent le déséquilibre hormonal qui crée la maladie. Parfois, le diabète de type I est révélé par un coma diabétique inaugural. Le diabète de type II : C’est la forme la plus fréquente (environ 90 p 100 des cas). Elle apparait en général chez des adultes au voisinage de la cinquantaine. Le début est très progressif. La maladie est révélée parfois par un incident intercurrent : infection qui guérit mal dermatose, etc.…. fréquemment, l’un des symptômes cardinaux, et en particulier la polydipsie, est le signe clinique qui attire l’attention .mais de plus en plus souvent, cette forme est révélée par la découverte d’une glycosurie faite au cours d’un examen systématique.
Les signes cliniques:
Le sujet atteint de ce diabète est dans l’immense majorité des cas un pléthorique, d’où le nom diabète qras . Dans la forme clinique la plus typique, quatre signes cardinaux peuvent être observées.
- La polydipsie =.c’est à dire l’existence d’une soif intense.
- La polyphagie= c'est-à-dire un besoin exagéré d’alimentation.
- La polyurie= c'est-à-dire l’émission d’une quantité anormalement abondante d’urine, quantité qui peut atteindre plusieurs litres par jours. la glycosurie qui est l’apparition de sucre les urines. Souvent le malade ne présente aucun signe assez caractéristique pour appeler l’attention et les symptômes révélateurs sont tout autres. C’est fréquemment un spécialiste qui dépiste le premier la présence du sucre dans les urines. tel par exemple = un dentiste consulte soit pour une inflammation chronique des gencives, qui sont ramollies et saignent facilement soit pour la sécheresse de la bouche, la chute des dents ; tel l’oculiste consulté pour un affaiblissement de la vue, une presbytie prématurée ou une cataracte précoce ; ce peut être le dermatologiste, en raison des démangeaisons persistantes sans éruption ou au contraire, de l’eczéma du furoncles, des anthrax à répétition ou bala ride tenace . La peau qui excrète du sucre, est souvent, en effet sèche farineuse et peut être le siège de poussée eczémateuse ou érythémateuse, le méat et le prépuce. sur lesquels s’écoule l’urine sucrée sont rouges et sont le siége de démangeaisons pénibles, d’éruptions diverses .cette lésion est encore plus accentuée chez la femme , sur le vulve , par suite du séjour prolongé de l’urine , et à pour conséquence du prurit , de la rougeur et des lacérations résultent du grattage .on observe aussi des troubles nerveuses : perte de la force sans cause apparente , lassitude générale, crampes, douleurs névralgiques, diminution de la mémoire, tendance au sommeil, inaptitude au travail. Dans certains cas, le malade sans le savoir, s’inquiète de chutes fréquentes dont il ne s’explique par la cause. L’état général est parfois altéré : les digestions peuvent être difficiles et le malade maigrit rapidement. L’homme est souvent impuissante ; la femme cesse d’avoir ses règles et reste stériles. Tous ses signes doivent mettre sur la voie du diagnostic et inciter à faire examiner les urines et le sang. Etiologie= Hérédité diététique : L’hérédité joue indiscutablement dans le diabète et l’on s’est même efforcé de chiffrer les risques en fonction du nombre d’antécédents héréditaires et de leur proximité. On à également longtemps admis que l’hérédité puisse être croisée et que descendant d’un diabétique de type I pouvait présenter diabète de type II et réciproquement. Les études plus récentes ont fait apparaître une indiscutablement hétérogénéité en la matière. On a souvent tendance à continuer d’appeler diabète potentiel le cas des sujets ayant une double hérédité. Ce sont des sujets normaux chez qui les épreuves, même le plus fine, ne révèlent aucune anomalie, mais chez qui la statistique a montré que l’incidence du diabète était plus importante. L’OMS.les désigne sans le nom d’anomalie potentielle de la tolérance au glucose. Ces sujets doivent être l’objet d’une surveillance accrue. La prévention de la pléthore étant ici essentielle. Malgré le risque héréditaire, le diabète n’est cependant pas un obstacle à la procréation quoiqu’il nécessite une surveillance médicale très attentive des femmes enceintes.
Les formes étiologiques=
Diabète nerveux :
On a vu des glycosuries passagères à l’occasion d’émotions après un traumatisme du crâne, au cours d’une hémorragie méningée ou cérébrale.
Diabète traumatique=
Le diabète peut être consécutif à un traumatisme, en particulier en choc sur la tète, mais une prédisposition semble nécessaire. Diabète glandulaire = Le diabète glandulaire un diabète hépatique. Chez les gros mangeurs et buveurs habituels. On peut observer un diabète bénin. Cependant il est des diabètes graves liés à une cirrhose hépato-pancréatique. Diabète pancréatique= Le pancréas qui sécrète l’insuline, intervient dans tout diabète sucré on réserve le nom de diabète pancréatique aux cas ou sont associés des troubles de dyspepsie pancréatique et un diabète sucré. Diabète hypophysaire = L’association du diabète avec l’acromégalie et le gigantisme est fréquente. L’évolution de ce diabète est tantôt bénigne tantôt grave.
Diabète thyroïdien= Dans le goitre exophtalmique, le myxœdème, on peut noter une glycosurie passagère et légère, ou bien un véritable diabète. Le traitement iodé ou le traitement chirurgical peut influencer favorablement la glucoserie.
Diabète surrénal= L’injection d’extrait aqueux de capsule surrénale ou d’adrénaline provoque la glucoserie chez le chien, mais la démonstration d’un diabète d’origine surrénale n’est pas faite chez l’homme. Certains hypertendus montrent une hyperglycémie exagérée à la suite d’ingestion de glucose, il semble exister un antagonisme entre le pancréas et la corticosurrénal.


27 octobre 2006

La psychologie des couleurs :

La psychologie des couleurs :


Pas toujours évident de choisir les bonnes couleurs pour notre chez-soi. En compagnie de Kathleen aujourd’hui, on vous présente les effets des couleurs sur notre humeur et nos émotions!

Le choix des couleurs en décoration repose le plus souvent sur nos goûts propres et notre sens esthétique. Sans oublier l'influence indéniable de ce qui est présenté dans les magazines. Pourtant, plusieurs experts soutiennent que les couleurs ont un effet sur nos émotions et notre humeur et qu’il est donc souhaitable d’en prendre conscience avant de faire un choix définitif.

Le bleu
Le bleu est avant tout une couleur relaxante. Il favorise la détente physique et mentale et procure un sentiment de sécurité et de confiance. Selon la thérapie par la couleur, on utilise le bleu pour activer la guérison, soulager la douleur et même pour abaisser la pression artérielle (chambres des hôpitaux).

Puisque le bleu pâle favorise la créativité, on le recommande pour décorer le bureau ou la salle d’étude. L’idéal serait de l’associer au jaune. qui quant à lui stimule l’esprit et augmente la concentration et le sens de l’organisation.

Le bleu foncé est parfait dans la chambre à coucher car il favorise un sommeil profond et paisible, alors attention de ne pas l’utiliser dans votre bureau, vous risqueriez de vous endormir au travail!

En somme, le bleu pâle stimule votre côté créatif et le bleu foncé apaise et endort!

Le jaune
Que diriez-vous d’une cuisine où votre sens de l’organisation serait renforcé ? D’un coin de travail où les devoirs se feraient plus efficacement ou d’une salle familiale où règnerait la bonne humeur ?

Le jaune est lumineux, joyeux et stimulant. Il stimule la concentration, la mémoire, le jugement et la prise de décision. C’est aussi une couleur qui favorise l’assimilation de nouvelles idées et la capacité à comprendre différents points de vue. De plus, le jaune aiderait même les gens à être mieux organisés et à adopter une attitude optimiste. Les bienfaits du jaune sont donc sujets à être appréciés dans plusieurs pièces de la maison.

De façon résumée, le jaune s’avère un excellent choix pour décorer une pièce vouée au travail intellectuel, à l’étude ou au travail de rédaction. Il est important par contre de l’utiliser accompagné d’une couleur qui apporte un peu de sécurité et de calme, comme le bleu, car le jaune, employé seul et en trop grande quantité, risquerait de s’avérer trop stimulant pour le système nerveux!

Le vert
Le vert est un symbole de vie, de croissance et d’harmonie. C’est une couleur qui réconforte et détend. Lorsque l’on pense au vert, on imagine des forêts, des arbres, de l’herbe. La nature nous offre une multitude de teintes de vert : olive, pomme, jade, émeraude ou vert lime! Il apporte un sentiment de paix et de quiétude.

Selon certaines études, le vert pâle favorise une respiration lente et profonde. Alors pourquoi ne pas adopter le vert menthe et l’aqua pour une salle de bain, un coin lecture ou encore une pièce destinée au yoga ? À l’opposé, le vert pomme et le vert lime possèdent un côté plus stimulant. Ils créent une ambiance de fête alors, allons-y pour la salle de jeux. Les teintes plus sombres comme le vert bouteille et l’olive confèrent une touche de calme et de sérénité.

Grâce à toutes ses qualités, le vert, selon les nuances, convient à presque toutes les pièces. Il créera même un effet de grandeur à une petite pièce qui manquerait de fenestration. Alors ajoutez du feuillage à votre décor!

L'orangé
L’orangé est la couleur joyeuse par excellence. Il libère les émotions, favorise l’estime de soi et la capacité de pardonner. Cette couleur stimulante et ensoleillée combat la dépression et ravive la bonne humeur. Les teintes plus pâles, comme le pêche ou le corail, aident à rétablir l’énergie nerveuse.

Personnellement, je ne suggère pas l’orangé pour la totalité d’une pièce mais, par petites touches ici et là. Un ou deux murs tout au plus ou encore au niveau des accessoires. Pour ceux pour qui l’orangé paraît trop fort, certaines teintes comme le terra-cotta ou l’ambre conviendront mieux, tout en conservant les qualités propres à l’orangé.

Le violet
On attribue au violet des propriétés antiseptiques. Dans certaines salles d’opération, on utilise des ultraviolets pour purifier l’air. En psychiatrie, le violet est souvent employé dans le traitement des malades souffrant de peurs et d’obsessions à cause de ses effets calmants et apaisants. Il contribuerait à l’équilibre de l’esprit.

De plus, il est lié au sens artistique et musical. De la sorte, il favoriserait la créativité, la sensibilité et la compassion. En déco, on emploie parfois le violet pour créer des atmosphères mystérieuses et sophistiquées, qui reflètent la personnalité créatrice des habitants de la maison.

À moins de vouloir créer chez vous une ambiance dramatique et théâtrale, le violet est à utiliser à petite dose. Optez pour le pourpre, le bleu violacé ou encore le lilas et pensez de l’agencer avec des teintes de gris. Le résultat sera tout simplement grandiose!

Le rouge
On dit du rouge qu'il stimule le cœur et améliore la circulation sanguine! Associé à des niveaux d’énergie et de stimulation très élevés, le rouge est qualifié d’antidépresseur. Il évoque chaleur et sensualité. Ses effets stimulants le prédestinent pour les pièces dans lesquelles le mouvement et l’activité sont omniprésents, telles que le hall d’entrée, les escaliers, la salle d’exercice et la cuisine. D’autre part, certains rouges, utilisés à l’excès, peuvent irriter, voire même provoquer la colère! Le rouge est une couleur primordiale pour nos ancêtres car il était synonyme de vie. Le rouge symbolise la joie, la santé et le triomphe, sans compter qu'il est aussi la première des couleurs, à l’origine du nom Adam.

Optez pour des rouges plus sobres tels que le rouge argile, framboise ou encore un rouge cendré। Si vous privilégiez un rouge vif, utilisez-le en accessoire. Souvenez-vous qu’il n’est pas nécessaire de peindre les quatre murs d’une pièce pour profiter des effets bénéfiques de cette couleur. Le rouge est une couleur d'une très forte personnalité, ne vous laissez pas intimider. Osez un mur ou deux!



17 avril 2006

la dépression, diagnostic, traitement 2

De l’autre coté, la dépression soit une émotion soit un diagnostic. Dans le premier cas, le sujet est abattu, sombre, lorsqu’il s’agit de diagnostic, cela connote un syndrome dont le facteur psychoaffectif (émotion), la dépression constitue un des éléments. La psychiatrie actuel utilise le diagnostic<> pour d écrire ce qu’on avait l’habitude d’appeler la mélancolie, condition dans laquelle le patient souffre d’idées noires, de ralentissement des pensées et de l’action, ainsi que l’auto reproches délirants. C’est un des troubles affectifs, est ainsi appelé en raison de la perturbation de l’humeur, l’autre de la manie. On dit des personnes chez lesquelles alternent la dépression et la manie qu’elles ont une psychose maniaco-dépressive. La psychiatrie fait la distinction entre la dépression endogène et la dépression exogène, la première étant présumée être le résultat de quelque trouble constitutionnel (non spécifié) la seconde étant une réaction compréhensible mais pour le moins excessive à quelque événement pénible. La dépression évolutionnelle est un état dépressif qui se produit au cours de la seconde moitié de la vie. L’emploi de cette expression implique que l’on croit à une origine constitutionnelle. La littérature psychanalytique est unanime à considérer la dépression mélancolique comme une farte pathologie de deuil, l’objet perdu étant un objet interne et non pas actuellement une personne. Cet objet interne était investi de façon ambivalente, de sorte que l’individu déprimé se sentait dépendant d’un objet envers la quel il n’était pas moins hostile. Dans la dépression, il s’imagine qu’il a détruit cet objet (d’où les reproches qu’il se fait), mais il est incapable de suivre sans li ‘d’où la dépression). cette façon de voir la dépression mélancolique suppose que les personne qui en souffrent trouvent , même lorsqu’elles sont en bonne santé , dans un état d’équilibre précaire, puisque leur stabilité est fondé sur une relation ambivalente complexe envers un objet interne .**selon Abraham(1927) = la dépression se produit chez les personnes qui utilisent des défenses obsessionnelles ; d’après lui les conditions infantiles préalables qui s’avérant nécessaires à la dépression dans la vie adulte sont les suivantes : l’ambivalence à l’égard du sein et la fixation au sein, d’on l’introjection, crée<> et une blessure profonde infligée, suite

la dépression, diagnostic, traitement

La dépression, diagnostic, traitement****Généralité **fréquence : OMS. : 200millions/monde. —prévalence à l’an : 4-10%. Risque p. la vie 30% dont 20% dépression majeur. Demande psychiatrique + praticien. Déprimés= 10 à 25% de la médecine générale. le risque majeur pou la psychiatrie est le suicide. Ce sont prés de 100 millions de cas de dépression qui sont recensés dans le monde par le OMS. Les malades dépressives sont en effet parmi les pathologies mentales les plus fréquentes et leur prévalence parait en constante progression depuis la seconde guerre mondiale. Le risque de faire de moins un épisode dépressif dans la vie serait de 10%, ces 10% concernent essentiellement les troubles dépressifs majeurs et les troubles dysthymiques. Les dépressions affectent 15% des hommes et 25% des femmes chez les adolescents par exemple, selon les études, on rencontre 5 à 10% de déprimés dans la population en générale. DÉFINITION=== ** la dépression est n trouble de la personnalité dans la quel. La disposition affective est effondrée. C’est un trouble fréquent dans la population. ===* affaiblissement moral intellectuel et physique au cours d’une maladie. La dépression simple et un état presque normal au même titre que l’excitation. La plus part de l’individu se partagent en effet l’excitation et la dépression, qui sentent différemment, et le même individu connaît souvent des périodes alternatives d’excitation et de dépression. A un degré plus marqué, ces états deviennent normaux. La dépression se traduit alors par un ton émotionnel triste, des troubles anesthésiques pénibles, un sentiment de fatigue, de malaise, des hésitations allant jusqu'à la porte de la volonté. Un tel tableau de réaction douloureuse passive se trouve réalisé dans sa forme les plis nets par la mélancolie à la forme dépressive. **** dans d’autre forme == la dépression est un syndrome psychiatrique recouvrant des réalités cliniques fort diverses, en relations avec des états névrotiques, des troubles psychosomatiques, éventuellement la schizophrénie, etc.….** son unité est figurée par une symptomatologie dont les signes principaux sont la perte de l’énergie, les états d’inhibition, le sentiment d’appauvrissement affectif(désintérêt), intellectuel(perte de mémoire, diminution des facultés d’attention et de compréhension, etc.….) . la notion de dépression intervient de la terminologie psychanalytique pour désigner soit une position, soit une situation réactionnelle liée à la perte de l’objet ou un trouble de la relation au monde et à soi-même, qui est due à une perte de l’énergie consciente : la perte d’âme de primitifs. Jung l’a fort peu étudiée dans son œuvre psychiatrique. Le déprimés dans sa psychologie, il situe son origine soit dans la mauvaise utilisation de l’énergie. la disposition du conscient( état de négligences diverses) ( Jung) qui reflue alors vers l’inconscient et l’anime, soit dans la régression qui fait suite au conflit, soit dans l’activation( spontanée) de l’inconscient qui dispose d’un pouvoir d’attraction qui jusqu’à retirer leur valeur aux contenus conscient. La valeur se trouve alors dans l’inconscient, aussi faut- il donner la parole à la dépression et aux fantasmes qu’elle suscite ? Loin d’être un abandon névrotique, cette attitude est la prise en compte de l’inconscient par le jeu de fonction transcendante. Elle est caractéristique des périodes d’incubation de l’existence : de changement d’orientation, de réactivité et d’intégration des conflits. Suite